À ÂME BIEN NÉE

Le particularisme équin



L’activité de médiation équine repose sur un fondement maintenant scientifiquement acquis mettant en scène le concept de cohérence cardiaque, notamment étudié en France par le Dr David Servan-Schreiber (ouvrage « Guérir ») et aux USA par le HeartMath Institute. C’est sur ce concept que capitalise Animal Mieux Être dans son processus d’accompagnement des personnes en difficulté.

  

Cohérence cardiaque et gestion des émotions

  La variabilité permanente de la fréquence cardiaque (VCF) – autrement dit de l’alternance des accélérations/décélérations des battements du cœur - est le reflet de la capacité du cœur à modifier son rythme en fonction des sollicitations, internes ou externes, reçues par l’organisme. Les travaux conduits mettent en évidence que le rythme cardiaque reflète l’état émotionnel d’un sujet, état qui, à son tour, affecte les aptitudes du cerveau à organiser l’information. La VCF est de la sorte un indicateur de la capacité à faire face au stress (état de déséquilibre) et à réguler les émotions. 

  La VFC est régulée par le système nerveux autonome comprenant les systèmes sympathique (accélérateur) et parasympathique (frein) sous la dépendance d’un circuit complexe impliquant plusieurs régions cérébrales. La synchronisation de l’activité de ces deux systèmes provoque un phénomène de balancier physiologique appelé cohérence cardiaque. Elle est obtenue, dans un contexte de respiration apaisée, quand l’alternance accélérations-décélérations du rythme cardiaque est régulière. 

  

Le cheval et la cohérence cardiaque

 Pionnier de la recherche sur les fonctions du cœur humain, le HeartMath Institute se consacre, depuis une dizaine d’années, à l’application de la cohérence cardiaque aux chevaux et aux humains à leur contact. Ses travaux ont mis en évidence que le rayon du champ électromagnétique dégagé par le cœur équin est 5 fois supérieur (environ 15 m) à celui du cœur humain avec une intensité nettement plus forte. L’institut a, par ailleurs, fait le constat d’un état de cohérence cardiaque naturel chez le cheval au repos, lui permettant d’évacuer facilement et rapidement le stress 

  En effet, la fréquence cardiaque moyenne chez un cheval en état d’homéostasie oscille entre 32 et 44 battements par minute (60 à 100 chez l’humain adulte ; 70 à 100 chez l’humain de 6 à 15 ans). Dans la promiscuité des chevaux, il est dénoté que l’humain calque inconsciemment sa respiration sur celle de ces animaux et que son métabolisme subit des transformations lui permettant de se rapprocher de l’état de cohérence cardiaque : abaissement de la pression artérielle et du rythme cardiaque, diminution du taux de cortisol (hormone du stress), production plus élevée de béta-endorphines (neuro-transmetteurs de lutte contre la douleur), détente de l’ADN favorable à un bon fonctionnement du système immunitaire.

  

Le cheval médiateur pédagogique

  Nos pensées, perceptions et réactions émotionnelles sont transmises du cerveau au cœur, en lien avec le rythme cardiaque, via les deux branches du système nerveux autonome ; mais à chaque battement, le cœur envoie au cerveau et au reste de l’organisme une batterie d’informations neurologiques, hormonales et électromagnétiques. Le cœur s’avère ne pas être une simple pompe servant à véhiculer le sang, mais est un extraordinaire communicant avec le cerveau. Les liens cœur-cerveau sont donc réciproques. Jouant un rôle capital dans la gestion des émotions, tout laisse à penser que le cœur, en cohérence parfaite avec le cerveau (état de cohérence cardiaque), a - en influençant le système nerveux autonome par une diminution, entre autres, du taux de cortisol - une incidence considérable sur la performance du cerveau en termes de fonctions cognitives telles que la mémoire, l’intégration de l’information, le raisonnement, la communication, l’action....

  Animal domestique particulier compte tenu de sa taille et de sa puissance, riche en symbolique, forçant le respect, non-jugeant mais imposant l’authenticité dans la relation, vivant l’instant présent sans s’encombrer du passé ni de l’avenir, le cheval a grandement développé la capacité à recevoir le message porté par l’émotion. Vecteur potentiel de cohérence cardiaque chez l’humain, il a ainsi tous les atouts en main pour jouer un rôle de médiateur pédagogique hors pair.