Animal Mieux Etre


Le cheval, médiateur pédagogique

 

La Force d'AME

 

Apprendre le mieux-vivre, malgré ses fragilités, par la médiation équine


 c'est ce que propose notre association loi 1901 d'intérêt général.  Animal Mieux Etre a pour vocation principale d’accompagner des personnes en situation de fragilité au fil d'un projet leur permettant de vivre mieux leur handicap physique, psychologique ou psychique - ponctuel ou permanent, visible ou invisible -, en vue d’un épanouissement personnel fortifié et d’une meilleure insertion familiale, sociale et professionnelle.  L'association a mis en scène le concept d'animalo-socio-pédagogie : apprendre par l'animal à développer une relation structurante à soi et à l'autre pour tisser un lien social plus solide. L'association s'adresse tant à des adultes qu'à des enfants dans l'objectif qu'ils ou elles gagnent en force d'âme. 

LE CHEVAL, SUPER MÉDIATEUR PÉDAGOGIQUE


L’activité de médiation équine repose sur un fondement maintenant scientifiquement acquis mettant en scène le concept de cohérence cardiaque, notamment étudié en France par le Dr David Servan-Schreiber (ouvrage « Guérir ») et aux USA par le Heart Math Institute. C’est sur ce concept que capitalise Animal Mieux Être dans son processus d’accompagnement des personnes en difficulté.

Cohérence cardiaque et gestion des émotions

La variabilité permanente de la fréquence cardiaque (VCF) – autrement dit de l’alternance des accélérations/décélérations des battements du cœur -  est le reflet de la capacité du cœur à modifier son rythme en fonction des sollicitations, internes ou externes, reçues par l’organisme. Les travaux conduits mettent en évidence que le rythme cardiaque reflète l’état émotionnel d’un sujet, état qui, à son tour, affecte les aptitudes du cerveau à organiser l’information. La VCF est de la sorte un indicateur de la capacité à faire face au stress (état de déséquilibre) et à réguler les émotions. 

La VFC est régulée par le système nerveux autonome comprenant les systèmes sympathique (accélérateur) et parasympathique (frein) sous la dépendance d’un circuit complexe impliquant plusieurs régions cérébrales. La synchronisation de l’activité de ces deux systèmes provoque un phénomène de balancier physiologique appelé cohérence cardiaque. Elle est obtenue quand l’alternance accélérations-décélérations du rythme cardiaque est régulière. 

Si nos pensées, perceptions et réactions émotionnelles sont transmises du cerveau au cœur via les deux branches du système nerveux autonome en étant liées au rythme cardiaque, à chaque battement, le cœur envoie au cerveau et au reste de l’organisme une batterie d’informations neurologiques, hormonales et électromagnétiques. Le cœur s’avère ne pas être une simple pompe servant à véhiculer le sang, mais est un extraordinaire communicant avec le cerveau à qui ne revient plus, dorénavant, le monopole de nos réactions émotionnelles. Les liens cœur-cerveau sont donc réciproques. Jouant un rôle capital dans la gestion des émotions, il semblerait que le cœur, en cohérence parfaite avec le cerveau (cohérence cardiaque obtenue par une respiration apaisée), ait - en influençant le système nerveux autonome par une diminution, entre autres, du taux de cortisol (hormone du stress) - une influence considérable sur la performance du cerveau en termes de fonctions cognitives telles que la mémoire, l’intégration de l’information, le raisonnement, la communication, l’action....

Le cheval média privilégié

Pionnier de la recherche sur les fonctions du cœur humain, le Heart Math Institute se consacre, depuis une dizaine d’années, à l’application de la cohérence cardiaque aux chevaux et aux humains à leur contact. Ses travaux ont mis en évidence que le rayon du champ électromagnétique dégagé par le cœur équin est 5 fois supérieur (environ 15 m) à celui du cœur humain avec une intensité nettement plus forte. L’institut a, par ailleurs, fait le constat d’un état de cohérence cardiaque naturel chez le cheval au repos, lui permettant d’évacuer facilement et rapidement le stress. En effet, la fréquence cardiaque moyenne chez un cheval en état d’homéostasie oscille entre 32 et 44 battements par minute (60 à 100 chez l’humain adulte ; 70 à 100 chez l’humain de 6 à 15ans). Dans la promiscuité des chevaux, il est dénoté que l’humain calque inconsciemment sa respiration et donc son ryhtme cardiaque  sur celle de ces animaux et que son métabolisme subit des transformations : abaissement de la pression artérielle et du rythme cardiaque, diminution du taux de cortisol (hormone du stress), production plus élevée de béta-endorphines (neuro-transmetteurs de lutte contre la douleur), détente de l’ADN favorable à un bon fonctionnement du système immunitaire.

Animal domestique particulier compte tenu de sa taille et de sa puissance, forçant le respect et imposant l’authenticité dans la relation, vivant l’instant présent sans s’encombrer du passé ni de l’avenir, le cheval a grandement développé la capacité à recevoir le message porté par l’émotion, la sienne, celle de l’autre, congénère ou humain. Il a ainsi tous les atouts en main pour jouer un rôle de médiateur pédagogique hors pair. 

La pédagogie aidée par le cheval

Lors de ses prestations, AME privilégie le contact au sol avec l’animal, l’activité de pansage essentiellement, celle qui se rapproche le plus du grooming auquel les chevaux en troupeau libre s’adonnent mutuellement et dont ils tirent une grande satisfaction. 

La pédagogie aidée par le cheval (PAC) pratiquée au sein d’AME consiste à présenter à la personne accompagnée la personnalité, les caractéristiques et les besoins de l’animal, à faire appel à sa sollicitude pour lui ; à progressivement introduire des notions de responsabilisation exigeant une discipline personnelle ; à profiter de la complexité des soins requis par le cheval pour amorcer un travail d’équipe et ainsi développer des relations de collaboration ; puis en se fondant sur les relations interpersonnelles qui pourront s’étendre à des groupes sociaux plus larges aider la personne à y trouver sa place. Le flot d’émotions mutuelles ainsi libéré permet, chez la personne accompagnée, la construction d’une relation à soi et à l’autre structurante dans un cheminement concret et adapté à ses potentialités.